{"id":6809,"date":"2025-07-23T15:14:31","date_gmt":"2025-07-23T15:14:31","guid":{"rendered":"https:\/\/aau.org\/2025\/07\/renforcer-lecosysteme-de-la-recherche-en-afrique-grace-a-une-collaboration-strategique-lexperience-sanlic\/"},"modified":"2025-07-23T15:14:31","modified_gmt":"2025-07-23T15:14:31","slug":"renforcer-lecosysteme-de-la-recherche-en-afrique-grace-a-une-collaboration-strategique-lexperience-sanlic","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/aau.org\/fr\/2025\/07\/renforcer-lecosysteme-de-la-recherche-en-afrique-grace-a-une-collaboration-strategique-lexperience-sanlic\/","title":{"rendered":"Renforcer l\u2019Ecosyst\u00e8me de la Recherche en Afrique gr\u00e2ce \u00e0 une Collaboration Strat\u00e9gique : l\u2019Exp\u00e9rience SANLiC"},"content":{"rendered":"<p>La 16e Conf\u00e9rence G\u00e9n\u00e9rale Quadriennale de l\u2019Association des Universit\u00e9s Africaines (AUA), qui s\u2019est tenue \u00e0 Rabat, au Maroc, du 21 au 25 juillet 2025, a pr\u00e9sent\u00e9 une discussion captivante ax\u00e9e sur \u00ab La Croissance de la Recherche en Afrique \u2013 L\u2019exp\u00e9rience du Consortium National Sud-africain pour les Biblioth\u00e8ques et l\u2019Information (SANLiC) \u00bb. Pr\u00e9sid\u00e9e par la professeure Nana Aba Appiah Amfo, vice-chancelier de l\u2019Universit\u00e9 du Ghana, la session a r\u00e9uni d&rsquo;\u00e9minents responsables universitaires et des acteurs du secteur priv\u00e9 afin de discuter des strat\u00e9gies pratiques efficaces visant \u00e0 renforcer les capacit\u00e9s de recherche dans les institutions africaines.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Cette session de haut niveau a soulign\u00e9 le r\u00f4le essentiel des partenariats collaboratifs, du financement durable et des infrastructures pour accro\u00eetre la visibilit\u00e9 et l&rsquo;impact de la recherche en Afrique. Elle a donn\u00e9 lieu \u00e0 une table ronde interactive avec des intervenants de haut niveau, dont le professeur Olusola Oyewole, Secr\u00e9taire G\u00e9n\u00e9ral de l&rsquo;AUA ; Mme Nitasha Devasar, Directrice G\u00e9n\u00e9rale pour l&rsquo;Inde et Vice-pr\u00e9sidente pour la r\u00e9gion SASSA chez Taylor &amp; Francis ; et la professeure Daisy Selematsela, professeure de pratique en gestion de l&rsquo;information et des connaissances \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9 de Johannesburg.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/aau.org\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/515A6353-scaled.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-large wp-image-6747\" src=\"https:\/\/aau.org\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/515A6353-1024x683.jpg\" alt=\"\" width=\"1024\" height=\"683\" srcset=\"https:\/\/aau.org\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/515A6353-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/aau.org\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/515A6353-300x200.jpg 300w, https:\/\/aau.org\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/515A6353-768x512.jpg 768w, https:\/\/aau.org\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/515A6353-1536x1024.jpg 1536w, https:\/\/aau.org\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/515A6353-2048x1365.jpg 2048w, https:\/\/aau.org\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/515A6353-219x146.jpg 219w, https:\/\/aau.org\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/515A6353-50x33.jpg 50w, https:\/\/aau.org\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/515A6353-113x75.jpg 113w\" sizes=\"auto, (max-width:767px) 480px, (max-width:1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/a><\/p>\n<p>La professeure Appiah Amfo a ouvert la discussion en soulignant la pertinence de l&rsquo;approche SANLiC pour le programme d&rsquo;enseignement sup\u00e9rieur africain au sens large, insistant sur la n\u00e9cessit\u00e9 cruciale pour les \u00e9tablissements de s&rsquo;approprier leurs r\u00e9sultats de recherche tout en favorisant des mod\u00e8les r\u00e9gionaux collaboratifs am\u00e9liorant l&rsquo;acc\u00e8s aux contenus scientifiques et la qualit\u00e9 de la recherche. En outre, le professeur Olusola Oyewole, Secr\u00e9taire G\u00e9n\u00e9ral de l\u2019AUA, a fourni un aper\u00e7u continental, identifiant trois facteurs fondamentaux de la croissance de la recherche : le financement durable, l\u2019infrastructure institutionnelle et le d\u00e9veloppement du capital humain. Il a constat\u00e9 avec inqui\u00e9tude que la plupart des gouvernements africains investissent moins de 1 % de leur PIB dans la recherche, ce qui engendre une d\u00e9pendance excessive aux financements ext\u00e9rieurs. Il a insist\u00e9 sur l&rsquo;importance des m\u00e9canismes de financement \u00e0 long terme, tels que le soutien de la Banque mondiale au projet Impact des Centres d&rsquo;excellence africains (CEA), et a appel\u00e9 \u00e0 une meilleure coordination des subventions internationales au sein des universit\u00e9s.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Le point de vue de l&rsquo;industrie a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9 par Mme Nitasha Devasar, de Taylor &amp; Francis, qui a \u00e9tabli des similitudes entre les d\u00e9fis auxquels sont confront\u00e9s les chercheurs africains et ceux rencontr\u00e9s dans le sous-continent indien. Elle a soulign\u00e9 que la coop\u00e9ration Sud-Sud, les partenariats avec des organisations telles que l&rsquo;AUA et les initiatives men\u00e9es par les institutions sont \u00e0 l&rsquo;origine de changements positifs. Elle a mis en avant les r\u00e9sultats transformateurs du partenariat entre Taylor &amp; Francis et SANLiC : en seulement 15 mois, les publications en libre acc\u00e8s des institutions africaines dans le cadre de cet accord sont pass\u00e9es de 7 % \u00e0 91 %, avec plus de 1,34 million de t\u00e9l\u00e9chargements et 2 000 citations, ce qui prouve clairement que la suppression des obstacles financiers am\u00e9liore consid\u00e9rablement la visibilit\u00e9 et l&rsquo;impact de la recherche.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>La professeure Daisy Selematsela, une personnalit\u00e9 renomm\u00e9e dans le domaine de la gestion des connaissances et des sciences de l&rsquo;information, a fourni un aper\u00e7u approfondi des fondements op\u00e9rationnels et philosophiques du SANLiC. Elle a d\u00e9crit le SANLiC comme un consortium national regroupant 26 universit\u00e9s et institutions associ\u00e9es en Afrique du Sud qui n\u00e9gocie et g\u00e8re l&rsquo;acc\u00e8s aux ressources scientifiques au nom de ses membres. Elle a soulign\u00e9 que le SANLiC est dirig\u00e9 par des biblioth\u00e9caires, qu&rsquo;il est inclusif et qu&rsquo;il est ax\u00e9 sur les principes de justice sociale et d&rsquo;acc\u00e8s \u00e9quitable \u00e0 la connaissance. Elle a \u00e9galement soulign\u00e9 la contribution du SANLiC \u00e0 l&rsquo;\u00e9laboration du projet de politique nationale sud-africaine en mati\u00e8re de science ouverte, qui pr\u00e9conise de rendre les recherches financ\u00e9es par des fonds publics librement accessibles. Selon le professeur Selematsela, le SANLiC r\u00e9pond \u00e0 plusieurs d\u00e9fis majeurs : le co\u00fbt \u00e9lev\u00e9 des abonnements, les possibilit\u00e9s limit\u00e9es de publication pour les chercheurs africains et l&rsquo;acc\u00e8s in\u00e9gal aux connaissances mondiales. En permettant la n\u00e9gociation collective, le SANLiC r\u00e9duit la charge financi\u00e8re qui p\u00e8se sur les institutions individuelles et favorise la publication en libre acc\u00e8s imm\u00e9diat et complet, sans frais pour les auteurs. Elle a soulign\u00e9 la flexibilit\u00e9 du mod\u00e8le et a exhort\u00e9 les autres pays africains \u00e0 envisager la cr\u00e9ation de consortiums nationaux ou r\u00e9gionaux similaires.<\/p>\n<p>En r\u00e9ponse \u00e0 une question du public sur les principes qui rendent efficaces les partenariats tels que SANLiC, les intervenants ont soulign\u00e9 l&rsquo;importance de l&rsquo;engagement, du leadership inclusif et de la capacit\u00e9 d&rsquo;adaptation. Le professeur Oyewole a insist\u00e9 sur le fait qu&rsquo;un engagement sinc\u00e8re est essentiel \u00e0 la r\u00e9ussite des partenariats. Le professeur Selematsela a soulign\u00e9 l&rsquo;importance de la participation des parties prenantes dans la prise de d\u00e9cision, tandis que Mme Devasar a r\u00e9it\u00e9r\u00e9 la valeur de la capacit\u00e9 d&rsquo;adaptation et de l&rsquo;\u00e9coute en tant qu&rsquo;\u00e9diteur.<\/p>\n<p>En conclusion de la session, le professeur Appiah Amfo a soulign\u00e9 les implications plus larges de la discussion pour l&rsquo;enseignement sup\u00e9rieur africain. Elle a appel\u00e9 \u00e0 la co-cr\u00e9ation aux niveaux national et r\u00e9gional et a soulign\u00e9 le potentiel de telles collaborations pour faire passer les universit\u00e9s africaines de la p\u00e9riph\u00e9rie au centre de l&rsquo;influence mondiale en mati\u00e8re de recherche. Elle a rappel\u00e9 au public les donn\u00e9es convaincantes qui ont \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9es. Les articles en libre acc\u00e8s publi\u00e9s en Afrique ont non seulement atteint un public mondial, mais ont \u00e9galement \u00e9t\u00e9 cit\u00e9s dans des documents politiques internationaux de pays tels que le Royaume-Uni, la Belgique et le Br\u00e9sil.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/aau.org\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/515A6342-scaled.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-large wp-image-6743\" src=\"https:\/\/aau.org\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/515A6342-1024x683.jpg\" alt=\"\" width=\"1024\" height=\"683\" srcset=\"https:\/\/aau.org\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/515A6342-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/aau.org\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/515A6342-300x200.jpg 300w, https:\/\/aau.org\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/515A6342-768x512.jpg 768w, https:\/\/aau.org\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/515A6342-1536x1024.jpg 1536w, https:\/\/aau.org\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/515A6342-2048x1365.jpg 2048w, https:\/\/aau.org\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/515A6342-219x146.jpg 219w, https:\/\/aau.org\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/515A6342-50x33.jpg 50w, https:\/\/aau.org\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/515A6342-113x75.jpg 113w\" sizes=\"auto, (max-width:767px) 480px, (max-width:1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/a><\/p>\n<p>La discussion a finalement r\u00e9affirm\u00e9 l&rsquo;engagement de l&rsquo;AUA \u00e0 favoriser l&rsquo;innovation et le partage des connaissances \u00e0 travers le continent, pr\u00e9sentant l&rsquo;exp\u00e9rience du SANLiC comme une source d&rsquo;inspiration et une ligne directrice pratique pour les institutions qui cherchent \u00e0 amplifier leur capacit\u00e9 de recherche, \u00e0 r\u00e9duire leurs co\u00fbts et \u00e0 assurer la place de l&rsquo;Afrique \u00e0 l&rsquo;avant-garde de la production mondiale de connaissances. Gr\u00e2ce \u00e0 un alignement strat\u00e9gique et \u00e0 un engagement soutenu, ces mod\u00e8les promettent de transformer non seulement ce que produisent les chercheurs africains, mais aussi la mani\u00e8re dont le monde acc\u00e8de \u00e0 leurs contributions, les valorise et les utilise.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La 16e Conf\u00e9rence G\u00e9n\u00e9rale Quadriennale de l\u2019Association des Universit\u00e9s Africaines (AUA), qui s\u2019est tenue \u00e0 Rabat, au Maroc, du 21 au 25 juillet 2025, a pr\u00e9sent\u00e9<span class=\"excerpt-hellip\"> [\u2026]<\/span><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":6746,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_publicize_feature_enabled":true,"jetpack_social_post_already_shared":true,"jetpack_social_options":{"image_generator_settings":{"template":"highway","default_image_id":0,"font":"","enabled":false},"version":2}},"categories":[166,165,167],"tags":[],"class_list":["post-6809","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-actualites","category-articles-vedettes","category-conferences-de-laau"],"jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/aau.org\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/515A6383-scaled.jpg","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/aau.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6809","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/aau.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/aau.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/aau.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/aau.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6809"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/aau.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6809\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/aau.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/6746"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/aau.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6809"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/aau.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6809"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/aau.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6809"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}